Factry X CiSA : former les futur.e.s entrepreneur.e.s de cœur québécois.e.s

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Qu’est-ce que c’est vraiment, un entrepreneur? Quelle est cette vocation naissante qui émerge comme sujet d’actualité dans nos conversations? Cet angle professionnel prometteur intrigue et séduit une nouvelle vague de jeunes professionnels. 

Lors d’une journée collaborative avec le Collège International Sainte-Anne (CiSA) et ses étudiants au parcours Entrepreneuriat-Études, notre mission première a été de trouver la bête de cœur qui se cache derrière tout bon entrepreneur. L’objectif? Démystifier la profession, et former une relève entrepreneuriale du futur passionnée et passionnante. 

Un entrepreneur de cœur: c’est quoi?

Un entrepreneur de cœur est un leader qui sait créer son projet entrepreneurial autour de ses valeurs et convictions personnelles, et qui n’y déroge en aucun cas dans son processus de création. L’entrepreneur de cœur est quelqu’un qui suit son intuition et fait confiance à sa petite voix.

Munis d’une idée, d’un rêve ou d’un projet, les étudiants du CiSA ont tenté de comprendre les défis émotionnels que présente leur future profession. Pour ce faire, ils ont été guidés tout au long de la journée par deux mentors au travers d’activités créatives, ludiques et formatives. Pour clore notre rendez-vous avec un exemple de réussite concret, ils furent ensuite challengés par Katy Yam, experte et investisseuse dans le domaine de la création et l’innovation. Une dernière virée au café étudiant, et c’est parti! 

Briser la glace : une étape cruciale pour la co-création.

Pour que les étudiants puissent développer une pensée critique qui  défie les méthodes traditionnelles, tant pour évaluer les projets des autres que les leurs, il est essentiel de qu’ils apprennent à co-créer. Pourquoi? Pour identifier les valeurs qui les rejoignent et, ainsi, comprendre ce que veut réellement dire d’être un entrepreneur de cœur. Par exemple, suite au commentaire attentif d’un camarade sur son idée principale, le futur entrepreneur peut identifier un angle mort et mieux adapter son message à son auditoire cible.  Accepter la critique constructive des autres nous permet de pousser nos observations et nos projets plus loin.

On célèbre alors le début de la journée avec l’activité brise-glace «Les portraits cachés». Le défi : observer l’autre, et aller à la rencontre de l’inconnu.  C’est surtout un exercice d’apprivoisement du malaise qui surgit certainement d’une telle activité qui, somme toute, frôle l’intimité d’autrui. Les étudiants se positionnent deux par deux et face à face, feuille vierge et crayon-feutre à la main. Au signal, tous ont plongé leur regard dans celui de l’autre. Sans jamais regarder leur feuille, ils ont dû esquisser le portrait le plus détaillé de leur partenaire. 

Une activité parfois difficile, il a fallu se montrer vulnérable et ne pas avoir peur du ridicule ni de l’inconfort. Les 30 secondes écoulées, au bas du portrait gribouillé et non très réaliste, les étudiants ont spontanément inscrit un mot, un adjectif, ou même un super pouvoir, qui semble émaner de la personne devant eux. Ils s’échangent leurs portraits, puis recommencent l’exercice avec 3 autres personnes. Finalement, ils choisissent eux-mêmes le portrait qui les séduit le plus dans toutes les œuvres les représentant, et accrochent celui-ci au mur.

En plus de créer une superbe muraille des participants dans le style de photos de famille, l’exercice a allégé l’atmosphère et l’inconfort de travailler avec l’autre. Et puisqu’on ouvre son cœur dès les premières minutes de la journée… c’est bien plus facile de collaborer!

Passer de l’abstrait au concret, pas toujours facile!

Bien qu’une idée puisse être révolutionnaire et répondre à une problématique importante dans la société, si elle reste coincée en nous, elle ne demeure qu’une simple piste. Il est crucial d’arriver à attraper cette idée évaporée dans le film de notre inconscient – de la ramener à la conscience, la travailler et la concrétiser. Mais comment?

Des exercices ont aidé les étudiants à visualiser et imager leur intention, afin de la concrétiser verbalement. L’exercice du Golden Circle, par exemple, les a amenés à questionner  leur «pourquoi». Pourquoi sont-ils investis dans ce projet personnel d’entrepreneuriat? Qu’est-ce qui les rattache émotionnellement à leur mission? Si les mots ne viennent pas à l’esprit, utilisons un médium plus visuel : les magazines et le collage. 

Une image vaut mille mots? Alors, utilisons le plus d’images possible. Effectivement, l’image peut faire resurgir chez nous une émotion, une question, un symbole: elle peut aider à illustrer un concept de manière beaucoup plus concrète. De cette manière, on clarifie son plan de match pour la suite de la réalisation du projet, on rend ça réel. 

« Il faut que tu sois outillé pour te dire : Does it feel right? Do I want that? Do I not want that? What voices to listen to? » dit Katy Yam. Répondre à ces questions est la clé pour reconnecter avec notre essence authentique et ainsi comprendre notre place dans ce monde, comme entrepreneur de cœur. Cette rencontre finale avec Katy Yam a ouvert les yeux de plusieurs sur la place importante que prendra leur intuition dans leurs futures décisions afin de naviguer l’océan d’opportunités qui s’offriront à eux comme entrepreneur.es.

Un processus de création plus clair et cohésif permet aux entrepreneurs de prendre conscience de leur impact et leur rôle comme entrepreneur de cœur dans le milieu du travail. Il s’agit de se poser les bonnes questions, plutôt que de trouver les bonnes réponses – celles qui nous permettent de mieux nous comprendre et nous outillent pour challenger le statu quo à travers nos idées. Ainsi, on amorce le début d’un réel changement.

La formation créative: le tremplin vers l’innovation.

La créativité, c’est un art qui s’apprend: on a tous cette capacité à l’intérieur de nous, il s’agit de la déployer. De nombreuses opportunités d’échange furent créées lors de notre visite au CISA, qui ont permis aux étudiants de faire évoluer leur cheminement créatif. On a débloqué des idées figées, identifié, et franchi des impasses dans le processus de réflexion. Les étudiants ont compris la valeur ajoutée d’être un entrepreneur passionné dans le milieu du travail, et de toujours rester fidèle à eux-mêmes à travers le développement de leurs idées.

La formation créative pousse les projets de tous secteurs à des niveaux supérieurs de conception et d’exécution. Cette journée a permis aux étudiants de développer une panoplie d’outils internes pour affiner leurs capacités d’innovation et représenter leurs idées à chaque étape de la conception de leur projet. Les étudiants du CiSA ont pu creuser leurs intérêts et se rapprocher de leur essence authentique d’ «entrepreneurs de cœur». Cette essence, lorsque dénichée, leur permettra de se démarquer dans un marché compétitif. 

Somme toute, l’entrepreneur de cœur connaît ses valeurs personnelles et les fait vivre à travers son entreprise. Celui-ci maîtrise le pouvoir infini de sa créativité et questionne constamment comment améliorer sa mission pour qu’elle soit la plus adaptative et créative dans un milieu donné, afin que son rêve entrepreneurial surpasse ses attentes. En partageant fièrement leurs valeurs, croyances et missions au travers de nouveaux projets innovants, les étudiants du CiSA maximisent déjà l’impact qu’ils auront dans la société québécoise. 

Être un entrepreneur de cœur, c’est la clé pour penser autrement dans un milieu professionnel en constant changement. Bonne continuité dans vos projets, vos rêves et vos ambitions à toute l’équipe du CISA!

 

 

Alex Guay-Bastien

Alex Guay-Bastien