Rêver l’impossible Desjardins : l’avenir réimaginé par les jeunes

ArticleImpact social

L’entreprise cliente

Le Mouvement Desjardins est la plus grande institution financière québécoise bâtie sur le modèle coopératif. Cette année, il était l’instigateur d’un sommet jeunesse inédit: Rêver l’impossible. Durant deux jours, 400 jeunes ont réfléchi aux grands enjeux sociaux qui concernent leur avenir. La Factry était l’un des partenaires de l’évènement.

L’enjeu

L’évènement Rêver l’impossible, qui a germé dans la tête du président-directeur général du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, a rassemblé 400 jeunes en présentiel à la TOHU et des centaines d’autres en ligne, les 19 et 20 juin 2023. L’idée de Guy Cormier: les amener à réfléchir et à s’exprimer sur des enjeux de société qui les préoccupent et leur insuffler un peu d’espoir en ces temps tourmentés. Ce grand rassemblement a donc invité des jeunes de 18 à 30 ans, de profils variés—et qui ne se connaissaient pas—, à imaginer la société du futur.

Au départ, Guy Cormier et son équipe ont mené une vaste consultation auprès des jeunes dans les milieux de l’éducation et du travail au Québec et en Ontario, afin d’identifier leurs besoins et leurs préoccupations. De ces rencontres et d’une autre consultation en ligne est née une programmation articulée autour de trois thématiques de réflexion porteuses—environnement, emploi et éducation, économie et finances—et de trois parcours: Bâtir, Créer, Explorer. Chacune des thématiques comprenait en outre trois ilots de réflexion.

«L’objectif, c’était de mettre les jeunes au centre des thématiques, dit Julie Vallée, conseillère stratégique au Mouvement Desjardins, mais en s’assurant qu’ils et elles puissent s’exprimer, s’amuser, s’éduquer et réseauter. Cette offre personnalisée, qui tient compte des besoins des jeunes et de leur situation particulière, ressemble à ce que fait Desjardins auprès de cette clientèle spécifique.» Desjardins a pu compter sur l’implication de grands partenaires—Bell, Google, Hydro-Québec et KPMG—qui ont échangé avec le jeune public et alimenté ses réflexions.

Sur la recommandation de l’agence Bob, son partenaire pour l’évènement, le Mouvement Desjardins a sollicité la Factry pour lui confier l’organisation des animations et des ateliers de création prévus durant le jour 2 de l’évènement.

La proposition

«L’idée de la programmation encadrée par des coachs et des facilitateurs·trice·s était déjà bien avancée, mais, dès notre première discussion, Marie-Ève [Chaumont], à la Factry, a bien compris nos besoins et est arrivée avec une offre de service clés en mains et, ça, ça nous a vraiment plu. On sentait qu’on parlait un langage commun.»

Pour Desjardins, il était impératif que ces ateliers organisés par la Factry aient du sens par rapport aux conférences et aux classes de maitre qui avaient été programmées pour le jour 1. Cet impératif a été bien compris et inclus dans la proposition.

La Factry est reconnue pour aider les gestionnaires à développer une culture d’entreprise innovante et pour se servir de la créativité pour faire face aux enjeux d’affaires. Son service sur mesure était particulièrement adapté pour organiser les ateliers de cocréation imaginés par Desjardins.

L’expertise de la Factry en storytelling, en idéation et en design thinking en a fait un choix naturel pour l’animation des ateliers. L’entreprise cliente désirait intégrer un volet ludique à l’expérience des jeunes afin de les amener à trouver des solutions innovantes aux enjeux de société. Et ces ateliers leur ont permis de le faire dans le jeu et dans le plaisir.

L’objectif final: pousser l’exercice vers des pistes claires suivies d’actions précises à mener.

Le travail

Durant la première journée du rassemblement, 57 conférenciers·ière·s inspirant·e·s et influent·e·s, comme Jérôme Dupras ou Jean-Martin Fortier, ont pris la parole devant le public afin de s’exprimer sur l’une des trois thématiques. En partageant leurs expériences et les défis auxquels ils et elles doivent faire face au quotidien, ils et elles ont pu mettre en lumière leur propre réalité d’entrepreneur·e.

La deuxième journée, au matin, était consacrée à des ateliers de cocréation destinés aux jeunes, animés par des coachs et encadrés par une équipe de 27 facilitateurs·trice·s dont la compétence a permis de rendre l’expérience fluide et efficiente. Chaque participant·e avait le choix du thème traité et du parcours.

Entre 9h et midi, des coachs en sprint de design ont donc encadré plusieurs ateliers, en sous-groupes, notamment pour le parcours Bâtir. Le but était d’instaurer un safe space et de faire sortir le plus d’idées en cinq minutes, de les faire converger, puis de passer par toutes les étapes du sprint de design: idéation, remue-méninge, collaboration, prototype, etc. «C’était vraiment intéressant de voir les jeunes, sous le chapiteau de la TOHU, explique Julie Vallée. Confronter leurs idées, se relancer les un·e·s les autres. On a vu émerger des solutions très concrètes de ces ateliers.»

Le parcours Créer a suscité, quant à lui, beaucoup d’émotions chez les participant·e·s. La veille avait été organisée une conférence animée par Hélène Godin, de la Factry, avec un panel de trois artistes qui parlaient de la créativité comme vecteur de changement; les ateliers du parcours Créer s’en sont inspirés en faisant travailler les jeunes sur des chorégraphies, notamment, autour d’un thème spécifique. «Pour l’ilot portant sur la crise du logement, on a vu comment les jeunes exprimaient physiquement la peur et toutes les émotions générées par cette problématique, dit Julie Vallée. Cet atelier n’a pas plu à tout le monde, mais il a suscité beaucoup d’émotions chez ceux et celles qui y ont pris part. Les gens ne s’attendaient pas à ça; ç’a été une belle surprise.»

En marge de l’évènement, six ateliers d’implication citoyenne ont eu lieu à Québec, à Montréal, en Abitibi et en Ontario. Et de nombreux autres ont été organisés en ligne.

Il était important, pour Desjardins, de voir émerger de ces 79 ateliers de la journée des pistes de solutions concrètes face aux enjeux identifiés. «Les coachs de la Factry et les intervenant·e·s du jour 1 se sont rencontré·e·s et challengé·e·s pour que les échanges fassent écho et qu’ils ne soient pas redondants», dit Julie Vallée.

Après les ateliers, les jeunes ont préparé un pitch entre 13h et 14h, puis ont présenté les idées qui étaient sorties de ces séances de travail devant un public d’observateur·trice·s et d’acteur·trice·s d’influence. L’après-midi a donc été consacré à un «Grand partage», qui a permis de mettre en lumière les acquis et d’échanger des pistes de solution avec les leaders présent·e·s. «Des idées très riches sont sorties de l’exercice, affirme Julie Vallée. Ce Grand partage a été le point culminant du sommet.»

Le résultat

«Grâce à la formidable implication des jeunes et au fort engagement des partenaires, financier·ière·s et autres, le sommet a été un franc succès, résume Julie Vallée. Sur les réseaux sociaux, c’était impressionnant de voir tous les échanges! Certain·e·s participant·e·s ont même dit qu’ils et elles avaient trouvé leur voie durant cet évènement.»

Dans son mot de clôture, Guy Cormier s’est dit impressionné par les jeunes participant·e·s «allumé·e·s et dédié·e·s» qui se sont exprimé·e·s durant ce rassemblement. Notamment sur la consommation durable, la pénurie de main-d’œuvre ou le logement, des idées et des perspectives d’avenir ont découlé des échanges et des exercices.

Mais pour Desjardins, il était important que le sommet Rêver l’impossible ne se limite pas à être un vaste brassage d’idées, mais qu’il engendre aussi des retombées concrètes pour la société de demain. «Certaines solutions existent déjà, comme le modèle coopératif, mais doivent être mises en avant, dit Guy Cormier. N’essayons pas de réinventer la roue, mais mettons les solutions en action.» Pour ce faire, un «dialogue intergénérationnel sans filtre, sans contraintes et sans faux-semblant» est indispensable.

La prochaine étape: produire un bilan de tout ce qui s’y est dit puis partager les faits saillants de l’évènement avec environ 400 personnes influentes au Québec et ailleurs au Canada. Dès l’automne, certains projets pourraient même voir le jour, notamment en partenariat avec le ministère de l’Éducation. Guy Cormier s’est personnellement engagé à porter la voix des jeunes et à la faire rayonner partout.

Grâce à son offre sur mesure, la Factry a su saisir les besoins de Desjardins, travailler en collaboration avec l’agence Bob à la logistique et livrer une expérience enrichissante et mémorable aux jeunes qui étaient présent·e·s.

Nous utilisons l’orthographe rectifiée.

Nathalie Schneider

Nathalie Schneider est journaliste spécialisée dans le plein air et le tourisme d’aventure et compte à son actif un très grand nombre de reportages de terrain. Elle est chroniqueuse plein air notamment au Devoir et occasionnellement à la radio de Radio-Canada. Elle s’intéresse également à des sujets reliés à la société, à l’art et à l’environnement.